Historique de la greffe de cheveux

 

Réalisées initialement par les docteurs Issagawa, Okuda puis Tamura au japon dans les années 30, qui expérimentaient la possibilité de déplacer des parties de peau de l’épiderme jusqu’à l’hypoderme, cette partie pouvant continuer de vivre comme sur son emplacement originel, expériences couronnées de succès.

Cette technique a été reprise dans les années 50 par le dermatologue américain Norman Orentreich, considéré comme le père de la greffe de cheveux, qui a affirmé et mis en pratique sa théorie, à savoir que, lorsque des cheveux sont déplacés avec leur racine vivante d’une zone chevelue vers une zone glabre (chauve), ils continuent à pousser normalement.

Cette pratique primaire de greffe de cheveux par transplantation à l’aide de trépan ou punch de 3 à 5 mm avec des greffons comportant entre 20 et 30 cheveux, a été utilisée jusqu’aux années 80, où il a fallu affiner la méthode.

Il en résultait en effet un aspect de « champ de poireaux » ou encore « cheveux de poupées », très inesthétiques, et, sur la zone de prélèvement, à la place des greffons prélevés, des chéloïdes (cicatrice épaissie résultant d’une excroissance du derme autour de la perforation), avec en plus, des difficultés futures de prélèvement, la vascularisation s’effectuant mal à cause de ces cicatrises chéloïdiennes.

A partir de 1983, le greffon capillaire circulaire prélevé est séparé en 2 ou 4, et la réimplantation est effectuée après ablation sur les parties de cuir chevelu chauve de même taille, avec des punchs de plus en plus étroits, jusqu’à 1 mm de diamètre.

C’est le dermatologue Bobby Limmer dans les années 90, qui a popularisé mini-greffes de 4 à 5 cheveux et micro-greffes de 1 à 2 cheveux grâce à son idée de par découpage microscopique électronique des greffons, l’utilisation du microscope devenu indispensable pour visualiser d’une part le découpage des greffons, et d’autre part pour sélectionner les meilleurs follicules capillaires vivants à transplanter.

Une évolution également : la technique du prélèvement par carottage se pratique de moins en moins, fort heureusement, à cause des faits ci-dessus évoqués, et celle du prélèvement par « bandelette » se démocratise. Elle consiste à prélever une bandelette de peau, après avoir décollé la galéa (ou aponévrose épicrânienne, sorte de fibre souple qui protège et sépare la partie supérieure du crâne de la peau du cuir chevelu). du fait de ce décollement, la peau devient élastique, ce qui permet de rapprocher les deux parties auquel le chirurgien a soustrait la bandelette, puis de suturer la plaie sur la zone de prélèvement.

L’avantage de cette technique de prélèvement est d’une part une cicatrisation rapide, et une seule fine cicatrise, d’autre part, l’absence de multiples chéloïdes, et une vascularisation respectée pour les éventuelles futures greffes de cheveux.

Une technique chirurgicale à durée préventive

– les ligatures d’artérioles

Elle consistait pour le chirurgien à effectuer des sympathectomies péri-artérielles au niveau de l’aponévrose épicrânienne : de l’artère temporale, de l’artère rétro-auriculaire et l’artère occipitale, pour augmenter la circulation ou au contraire, à ligaturer les grosses artères alimentant le cuir chevelu. Cette dernière technique reposait sur le fait que les enzymes 5 alpha-réductase favorisant la séborrhée étant de gros consommateurs d’oxygène, en diminuant l’apport d’oxygène on espérait ainsi réduire leur activité, et freiner la chute des cheveux anormale.

Quelques techniques à visée curative

– Les lambeaux pédiculés :

De Jury, de Nataff, le dériverskin, qui consistait à décoller partiellement une bandelette prise sur l’arrière de la tête en conservant l’attache sus-auriculaire puis dévier ce lambeau de peau vers la partie frontale, où le patient était dans l’obligation de se coiffer vers l’arrière, à cause de l’implantation du cheveu qui allait vers l’arrière, en laissant souvent au passage une large cicatrise sur la partie du prélèvement, difficile à cacher sous la chevelure, et aussi souvent une nécrose sur la zone extrême frontale, la vascularisation n’étant pas suffisante dans un temps réduit pour permettre à la circulation sanguine d’oxygéner le lambeau dans son extrémité et sa cicatrisation.

– Les réductions de tonsures ou réductions tonsurales :

Pratiquées pour réduire la surface à réimplanter, encore d’actualité pour réduire une la surface à greffer, lorsque la calvitie est trop importante et nécessite l’ablation d’une partie de peau glabre. Elle permet de réduire le nombre de greffons à transplanter. Un inconvénient à cette technique est que la cicatrise a tendance à s’étaler par tensions du cuir chevelu, pas toujours esthétique, cicatrise difficile à réimplanter car pauvre en réseau vasculaire par rupture des vaisseaux capillaires.

Cette technique d’ablation de peau glabre a été modifiée durant une période pour la faire, non pas longitudinale du front vers l’arrière, mais en forme de croissant afin d’éviter justement cet élargissement inesthétique due à la tension du dessus du cuir chevelu.

La réduction de peau glabre par contre est une bonne indication pour réduire des cicatrises.

– Les lambeaux de Wallis :

Consistait à transplanter de petites bandelettes parallèles sur la zone du dessus du crâne chauve, très inesthétique, surtout lorsque la chevelure était mouillée car on ne voyait plus que ces bandelettes sur le dessus de la tête.

– La technique des ballonnets :

Appelée également Sky-Expander ou expansion cutanée, douloureuse, qui consistait à gonfler en décollant une partie du cuir chevelu située sur les côtés, puis insérer après incision des petits ballonnets pour les gonfler progressivement, afin que la peau se dilate et augmente la surface chevelue, le patient durant plusieurs mois finissait par ressembler à avoir des « oreilles de Mickey », puis une chirurgie lourde sous anesthésie générale, consistait à décoller le cuir chevelu, enlever la partie glabre et étendre la partie dilatée sur cette surface dépourvue de peau, avec de très mauvais résultats esthétiques.

– La greffe de poils sur le cuir chevelu :

Appelée B.H.T. « Body Hair Transplant », la technique de greffe par poil consiste à prélever à l’aide d’un micro-punch de 0,7 à 0,8 mm de diamètre des poils sur le corps, pour les réimplanter sur les zones chauves du cuir chevelu, technique très peu utilisée car la pousse du poil est très lente. De plus, le poil ne pousse pas très long, et le résultat esthétique n’est pas à la hauteur.

– Les implants artificiels :

Consistaient à implanter directement dans le cuir chevelu des cheveux synthéthiques, noués à la racine jusqu’au derme technique qui n’a plus court de nos jours à cause des effets secondaires catastrophiques : infections du cuir chevelu notamment.

– Le Calvitron :

Appelé également DHI (Direct Gair Implant) ou encore Omnigraft, le principe du calvitron faisait appel à un appareil fabriqué et commercialisé en 1994 qui consistait en un prélèvement par aspiration directe à l’aide d’un micro-punch motorisé de greffons à l’arrière du cuir chevelu, associé à un dispositif d’implantation des greffons au niveau des zones manquant de cheveux, ces appareils étant reliés entre eux par une tubulure véhiculant les greffes. Cette technique a été abandonnée car l’implantation des follicules n’étant pas droite, la découpe à « l’aveugle » ne donnait pas les résultats de repousse escomptés ; de plus, elle n’était pas adaptable à l’ultra micro-greffe, obtenue uniquement avec la technique des bandelettes.

 

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