La chirurgie capillaire
Les traitements contre la calvitie par les techniques de chirurgie capillaire sont multiples et ont largement évolué depuis les expériences souvent malheureuses des débuts (voir historique).
Préparation à la greffe, et suivi après intervention
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Elle ont permis d’aboutir à la technique la plus sûre actuelle préconisée : la micro-greffe capillaire, appelée également micro-intégration douce folliculaire, adaptée aux femmes comme aux hommes, et conseillée par les spécialistes capillaires Adiantum, basée sur une expérience de près de 30 années dans les solutions de traitements capillaires.
La greffe de cheveux est un acte chirurgical. Il s’agit d’une technique mineure de traitement de la calvitie, réalisée sous contrôle médical et sous anesthésie locale, dans un confort total.
Il existe plusieurs types de techniques de greffes, adaptées aux femmes et aux hommes.
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La technique chirurgicale d’implantation capillaire par micro-greffe douce folliculaire
L’évolution des techniques de chirurgie capillaire permet d’obtenir de nos jours un résultat esthétique parfait et définitif, et le choix du spécialiste sera déterminant. S’adresser à un spécialiste expérimenté qui ne pratique que la micro-greffe douce folliculaire est fortement recommandé.
En effet, en 1 ou 2 séances, il est possible de transplanter trois fois plus de cheveux. C’est là que réside la véritable évolution. Le nouveau procédé de micro-intégration douce folliculaire permet une répartition naturelle et harmonieuse des cheveux transplantés.
2 à 3 heures suffisent pour transplanter jusqu’à 2.000 cheveux en moyenne, chaque greffon contenant 1, 2 ou 3 cheveux. Cela peut aller en méga-séance jusque 8.000 cheveux, dans un confort total, sous anesthésie locale, à l’issue duquel on ressort sans bandage, les micro-greffons fixés par colle chirurgicale transparente, et l’on peut reprendre des activités normales, en veillant tout de même à ne pas faire trop d’efforts durant 3 à 4 jours, le temps que la vascularisation se mette en place et que le greffon soit « bien ancré »
Le diagnostic du spécialiste
L’alopécie, terme définissant la perte partielle ou totale, permanente ou transitoire des cheveux, nécessite une connaissance parfaite du sujet afin d’y remédier par chirurgie capillaire avec la technique de la micro-greffe capillaire.
Sachant que la greffe de cheveux est une redistribution du capital-cheveu restant au niveau de la couronne hippocratique, le résultat dépendra de :
- la qualité du cheveu (fin, épais, bouclé, raide ou frisé)
- la qualité de la zone donneuse (hauteur de la couronne, densité de la couronne)
- la surface à couvrir (la densité est différente avec une grande ou une petite surface à couvrir)
- l’évolution (la solution est différente pour un homme de 25 ans ou de 50 ans)
Un bon diagnostic dépend de tous ces paramètres
Chez la femme, les critères sont totalement différents, sauf si elle présente le même type de calvitie androgénique que chez l’homme (golfes creusés, tonsure) , avec une densité suffisante pour envisager la micro-greffe, en sachant tout de même qu’une femme souhaite de la densité, densité difficile à satisfaire compte tenu qu’une chevelure moyenne chez une femme compte environ 100.000 à 150.000 cheveux sur une tête entière, et qu’en transplantant au maximum 18.000 cheveux, cela donnera un résultat léger, qui peut convenir à certaines, mais pas à toutes les femmes touchées par la calvitie.
Une greffe de cheveux chez une femme est tout à fait envisageable à condition de respecter les mêmes règles que l’homme avec une attention particulière sur les points suivants :
- l’alopécie féminine est souvent marquée par la présence d’un cheveu très fin, très peu couvrant, elle est souvent diffuse sur l’ensemble de la tête avec une zone donneuse très clairsemée. Dans ce cas, il est préférable de s’abstenir et se tourner vers les techniques d’implants non chirurgicaux, plus adaptées et qui sauront satisfaire la patiente, car le résultat de la greffe sera insuffisant au point de vue esthétique.
Les cicatrices de lifting ou dans des zones temporales peuvent avoir recours à la micro-greffe capillaire pour recouvrir les cicatrises, avec de très bons résultats.
De nombreux sites décrivant des techniques soi-disant plus modernes, plus performantes que personne d’autre ne peut mettre en œuvre. Ce ne sont que des techniques de marketing pour attirer l’attention, sans compter les nombreuses photos retouchées par ordinateur qui permettent de croire à la réalisation de miracles.
Un langage clair pour ne pas être déçu(e)
pour cela :
- L’honnêteté, où il faut expliquer le plus clairement possible le résultat espéré, chaque cas étant différent et un cheveu fin et raide est moins couvrant qu’un cheveu frisé et épais,
- La zone donneuse est plus ou moins dense, qui conditionne le résultat final,
- le nombre de séances envisageables au cours de la vie du patient.
- la surface à couvrir : il faut avoir une vraie stratégie dans la répartition des greffes. En effet, la quantité de cheveux transplantée qui ne varie pas en une séance, permet de couvrir une petite surface avec une forte densité ou une grande surface avec une faible densité. Dans tous les cas, vous avez besoin de conseils personnalisés, pas de promesses illusoires pour vous convaincre .
- La vision à long terme : pour chacun, l’évolution est fonction de l’âge.
- Dès que vous envisagez une transplantation, il faut réfléchir à la stratégie future en cas d’évolution de la calvitie, aux limites de la greffe à long terme.
- vous devez vous poser 2 questions fondamentales :
Qui peut croire qu’un homme de 25 ans ne perdra plus ses cheveux ?
Qui peut croire que la greffe permet de couvrir un grand chauve avec une forte densité ?
Réfléchir sur ces questions vous aideront à trouver les professionnels qui permettront votre entière satisfaction sur une longue échéance.
Une variante de la micro-greffe folliculaire :
La greffe de sourcils
la Greffe de sourcil est une variante de la micro-greffe folliculaire du cheveu. Elle consiste à prélever une mini-bandelette de cuir chevelu sur l’arrière de la tête, qui sera découpée ensuite en micro-greffons de 1 cheveu, puis transplantés directement sous la peau de l’arcade sourcilière sur une profondeur de 4 m/m. La technique est sûre, le seul inconvénient mineur est que le cheveu pousse de 1 à 2 mm par jour, il faut donc tous les 15 jours environ couper ces cheveux transplantés pour qu’ils aient l’aspect de sourcil.
Historique des techniques de chirurgie capillaire
Une technique chirurgicale à durée préventive
- les ligatures d’artérioles
Elle consistait pour le chirurgien à effectuer des sympathectomies péri-artérielles au niveau de l’aponévrose épicrânienne : de l’artère temporale, de l’artère rétro-auriculaire et l’artère occipitale, pour augmenter la circulation ou au contraire, à ligaturer les grosses artères alimentant le cuir chevelu. Cette dernière technique reposait sur le fait que les enzymes 5 alpha-réductase favorisant la séborrhée étant de gros consommateurs d’oxygène, en diminuant l’apport d’oxygène on espérait ainsi réduire leur activité, et freiner la chute des cheveux anormale.
Quelques techniques à visée curative
- Les lambeaux pédiculés :
De Jury, de Nataff, le dériverskin, qui consistait à décoller partiellement une bandelette prise sur l’arrière de la tête en conservant l’attache sus-auriculaire puis dévier ce lambeau de peau vers la partie frontale, où le patient était dans l’obligation de se coiffer vers l’arrière, à cause de l’implantation du cheveu qui allait vers l’arrière, en laissant souvent au passage une large cicatrise sur la partie du prélèvement, difficile à cacher sous la chevelure, et aussi souvent une nécrose sur la zone extrême frontale, la vascularisation n’étant pas suffisante dans un temps réduit pour permettre à la circulation sanguine d’oxygéner le lambeau dans son extrémité et sa cicatrisation.
- les réductions de tonsures ou réductions tonsurales :
Pratiquées pour réduire la surface à réimplanter, encore d’actualité pour réduire une la surface à greffer, lorsque la calvitie est trop importante et nécessite l’ablation d’une partie de peau glabre. Elle permet de réduire le nombre de greffons à transplanter. Un inconvénient à cette technique est que la cicatrise a tendance à s’étaler par tensions du cuir chevelu, pas toujours esthétique, cicatrise difficile à réimplanter car pauvre en réseau vasculaire par rupture des vaisseaux capillaires.
Cette technique d’ablation de peau glabre a été modifiée durant une période pour la faire, non pas longitudinale du front vers l’arrière, mais en forme de croissant afin d’éviter justement cet élargissement inesthétique due à la tension du dessus du cuir chevelu.
La réduction de peau glabre par contre est une bonne indication pour réduire des cicatrises.
- les lambeaux de Wallis :
Consistait à transplanter de petites bandelettes parallèles sur la zone du dessus du crâne chauve, très inesthétique, surtout lorsque la chevelure était mouillée car on ne voyait plus que ces bandelettes sur le dessus de la tête.
- la technique des ballonnets :
Appelée également Sky-Expander ou expansion cutanée, douloureuse, qui consistait à gonfler en décollant une partie du cuir chevelu située sur les côtés, puis insérer après incision des petits ballonnets pour les gonfler progressivement, afin que la peau se dilate et augmente la surface chevelue, le patient durant plusieurs mois finissait par ressembler à avoir des « oreilles de Mickey », puis une chirurgie lourde sous anesthésie générale, consistait à décoller le cuir chevelu, enlever la partie glabre et étendre la partie dilatée sur cette surface dépourvue de peau, avec de très mauvais résultats esthétiques.
- La greffe de poils sur le cuir chevelu
Appelée B.H.T. « Body Hair Transplant », la technique de greffe par poil consiste à prélever à l’aide d’un micro-punch de 0,7 à 0,8 mm de diamètre des poils sur le corps, pour les réimplanter sur les zones chauves du cuir chevelu, technique très peu utilisée car la pousse du poil est très lente. De plus, le poil ne pousse pas très long, et le résultat esthétique n’est pas à la hauteur.
- les implants artificiels :
consistaient à implanter directement dans le cuir chevelu des cheveux synthéthiques, noués à la racine jusqu’au derme technique qui n’a plus court de nos jours à cause des effets secondaires catastrophiques : infections du cuir chevelu notamment.
- le Calvitron :
Appelé également DHI (Direct Gair Implant) ou encore Omnigraft, le principe du calvitron faisait appel à un appareil fabriqué et commercialisé en 1994 qui consistait en un prélèvement par aspiration directe à l’aide d’un micro-punch motorisé de greffons à l’arrière du cuir chevelu, associé à un dispositif d’implantation des greffons au niveau des zones manquant de cheveux, ces appareils étant reliés entre eux par une tubulure véhiculant les greffes. Cette technique a été abandonnée car l’implantation des follicules n’étant pas droite, la découpe à « l’aveugle » ne donnait pas les résultats de repousse escomptés ; de plus, elle n’était pas adaptable à l’ultra micro-greffe, obtenue uniquement avec la technique des bandelettes.
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